« Mon nom est Soledad. Je suis née, dans ce pays où les corps sèchent, avec des bras morts incapables d’enlacer et de grandes mains inutiles. « 

Tels sont les premiers mots du roman de Carole Martinez dont des extraits seront lus le jeudi 19 novembre à partir de 20h30 à l’occasion du festival Livres en Tête.

Le coeur cousu de Carole Martinez

Résumé :

"Le coeur cousu" de Carole Martinez, lu au festival Livres en Tête

« Le coeur cousu » de Carole Martinez, lu au festival Livres en Tête

Au coeur de l’Espagne, à la fin du XIXème siècle, Frasquita reçoit de sa mère une boîte qui renferme un don pour la personne qui l’ouvre. Celui de Frasquita se révèle être celui de coudre. Elle sublime les chiffons, mais aussi coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. De fait, elle a dans son village une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs et réprouvée par le village pour cet adultère, Frasquita se trouve condamnée à l’errance à travers l’Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses enfants eux aussi pourvus – ou accablés – de dons mystérieux…
Fuyant toujours plus au sud, semant derrière elle l’amour et la folie des hommes, elle s’arrêtera finalement dans un village d’Afrique du Nord. Là, son talent de couturière et les sortilèges qui entourent sa famille, trouveront en la dernière née, Soledad, une narratrice, et la main de l’apaisement…
Ce conte, tantôt merveilleux, tantôt fantastique, est une ode à l’amour maternel et fraternel, à laquelle nous adhérons grâce au style exceptionnel de C. Martinez et à ses personnages qu’elle a su rendre complexes et attachants.

Extrait :

‘Ecoutez, mes sœurs ! Ecoutez cette rumeur qui emplit la nuit ! Ecoutez… le bruit des mères ! Des choses sacrées se murmurent dans l’ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d’épices, magie et recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes !

Le coeur cousu dans la presse :

Ouest France – Georges Guitton (28 Mai 2007) : « Cela donne un magnifique roman, succession de contes et de personnages incroyables (.. .). »

Nouvel Observateur – Anne Crignon (22 Mai 2008) : « Bien au-dessus de la mêlée, Carole Martinez a un talent fou. Un style qui ensorcelle dès les premières pages, et une héroïne entraînée par son destin baroque au fin fond de l’Espagne du XIXe siècle. »

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